Priorité : Le libre échange

Je me bats aussi contre les accords de libre-échange avec les USA (TTIP), le Canada (CETA) et les accords sur les prestations de services TISA. Je veux un commerce équitable au lieu du libre-échange. Le libre-échange ne crée ni croissance ni emplois, et est une atteinte aux droits et aux salaires et conditions de travail, à la protection des consommateurs et de l’environnement, aux biens publics et à la culture.

Actuellement l’UE et les USA négocient à propos d’un Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTPI), tandis que les négociations avec le Canada à propos de l’accord CETA sont déjà clôturées. La commission européenne mène seule les négociations. Tandis que les membres du lobby économique ont accès aux documents des négociations, l’opinion publique est à peine informée de l’état des négociations par des informations qui ont fui. Même les députés élus sont insuffisamment informés et ne peuvent pas parler de leurs connaissances sous la menace d’une punition.

Les grands groupes internationaux doivent avoir plus d’influence sur ces accords. Ces deux accords prévoient une protection particulière des investissements (ISDS). Les grands groupes vont pouvoir poursuivre les États en dommages et intérêts face aux tribunaux d’arbitrage, si les lois freinent leurs profits : au lieu d’un État de droit, il y a des tribunaux secrets privés qui œuvrent dans l’intérêt des grands groupes. Dans la phase de planification des lois déjà, les technocrates et les lobbyistes devraient gagner de l’influence sur les conseils de régulation, avant que les Parlements et l’opinion publique n’aient pu examiner la question.

Tandis que le lobby des grands groupes et des banques promettent des emplois et la croissance, il faut s’attendre à des atteintes aux droits du travail et des syndicats européens et à des standards plus bas dans la protection des consommateurs et de l’environnement, sous prétexte de la suppression des « entraves au commerce ». Les privatisations des services publics pourraient être irréversibles.

Mais on assiste à une forte résistance contre le TTIP. Le comité de défense européen non officiel contre le TTIP, qui n’a pas été autorisé par la Commission européenne avec des arguments cousus de fils blancs, a rassemblé plus d’1,5 million de signatures et s’est mobilisé contre les accords de libre-échange en organisant des journées d’action et des manifestations. Je soutiens la lutte contre le TTIP, le CETA, et le TISA au Parlement et en dehors.